Pour Hervé de Carmoy, l’Europe et les USA sont les seuls pays à pouvoir s’unir car ils « ont l’immense chance de disposer d’une même base de valeurs de référence ».
Et les autres ?
Un challenger : la Chine. « Partenaire recherché, voisin redouté, allié courtisé, adversaire ménagé », elle « est portée à des tactiques d’urgence » pour progresser « sous peine d’imploser ».
Les outsiders : « Constatant la fin de son avance relative, le Japon s’est converti à l’accompagnement de la croissance des autres ». « L’unique problème de l’Inde, c’est l’Inde » et elle n’a pas « l’ambition de donner un tour indien aux affaires du monde ». Quant aux 44 pays latino-américains, « l’important pour eux (…) est de se préparer pour demain à jeter chez eux les bases d’un croissance durable » même s’ils offrent « l’exemple d’une stratégie d’accompagnement et d’alliance envers l’Occident ».
Queue de peloton. La Russie : « son immensité légendaire et (…) son statut mental de 3ème Rome ne sont plus un socle de puissance qui vaille ». Le Moyen-Orient semble résigné « à n’avoir, hors pétrole et prosélytisme islamique, qu’un destin de second ordre ». Enfin, l’Afrique : « sa dette associée à la traite des Noirs est soigneusement gérée comme un crédit sur l’Occident (…). Elle parvient ainsi à se gérer un petit capital d’influence ».